5 conseils pour mettre à jour WordPress sans aucune crainte

La sécurité de votre site web dépend aussi des mises à jour

La mise à jour de WordPress est généralement une étape assez angoissante pour ceux qui ont développé leur site avec ce CMS. Dès qu’apparaît une nouvelle version du Core (en gros, le moteur qui fait tourner WordPress) ou d’un autre Plugin, on a tout de suite peur de rencontrer des problèmes d’incompatibilité.

C’est pour ça que, souvent, les gens préfèrent ne rien mettre à jour et conserver leur site tel qu’il était lorsqu’il a été mis en ligne.

Or, ils se trompent sur toute la ligne pour une simple et bonne raison : la sécurité ! Ceux qui ont lu notre article sur la sécurité de WordPress auront compris que les mises à jour n’ont pas forcément un rapport avec l’ajout de nouvelles fonctionnalités. Le but est, principalement, de pallier la potentielle vulnérabilité de la sécurité de votre site. D’ailleurs, ça vaut aussi bien pour WordPress que pour les systèmes d’exploitation en général et autres applications installées sur votre smartphone.

Donc si vous me demandez : « Est-ce qu’il faut mettre à jour WordPress ? », ma réponse est « Oui, absolument ! ».

Le but de cet article est de vous donner des pistes pour vous faciliter le processus de mise à jour et, dans la mesure du possible, de minimiser les problèmes que vous êtes susceptibles de rencontrer.

Mais passons directement à l’action et voyons, dans l’ordre chronologique, comment mettre à jour WordPress en toute sécurité.

 

1. Faire une sauvegarde de votre site

Avant de mettre à jour quoi que ce soit sur WordPress, je vous conseille fortement de faire une sauvegarde complète de votre site : que ce soit des fichiers du FTP via Filezilla (ou via un autre FTP de votre choix), que de la base de donnée SQL (via PhpMyAdmin, par exemple).

Si on veut, on peut aussi passer par des plugins spécialisés dans ce genre de tâche : il existe un tas de plugins de tous les types mais, personnellement, je vous conseille Duplicator. Il est gratuit et il fait plutôt bien son job (je vous le conseille aussi pour le transfert de votre site d’un domaine à l’autre). Ce genre de plugin fait une copie conforme de votre site, de son FTP et de sa base de données. Il met aussi à disposition un « installer » pour simplifier les opérations de récupération de sauvegarde (ou de transfert).

 

2. Mettre à jour sans précipitations

Évitez les mises à jour « express », ça revient au même que ne pas mettre à jour du tout. Attendez au moins une semaine pour laisser aux développeurs le temps de vérifier la compatibilité avec les plugins populaires et, en ce qui vous concerne, de vérifier la stabilité de la dernière mise à jour proposée par l’équipe de WordPress.

Vous vous souvenez quand WordPress a sorti sa version 4.5 ? En peu de temps, c’était le chaos général. En effet, les gens étaient désespérés parce que, suite à la mise à niveau, le Visual Composer (l’un des plugins les plus utilisés pour remplacer l’éditeur wysiwyg) ne fonctionnait plus. Pourtant, les développeurs ont bien géré puisqu’en très peu de temps, ils ont rétabli la compatibilité de ce fameux plugin… manifestement pas assez vite aux yeux des « sprinters » de la mise à jour.

 

3. Désactiver momentanément les Plugin de cache

Avant de mettre à niveau WordPress, n’oubliez pas de désactiver momentanément tous les Plugin de cache : WP Super Cache, W3 Total Cache y compris ceux fournis par votre site d’hébergement (comme par exemple Siteground). Ça évite pas mal de soucis d’incompatibilité entre la nouvelle et l’ancienne version de vos pages gardées en mémoire.

Si les caches sont actifs, vous risquez d’avoir des problèmes de mise à jour de la base de données. Par conséquent, vous verrez apparaître en boucle un message du genre « Effectuez la mise à jour de la base de données ».

Une fois que la mise à niveau est complétée, vous pourrez réactiver ces plugins sans problèmes.

 

4. Mettre à jour d’abord les Plugin et les thèmes

Vous avez attendu quelques jours, vous avez fait votre sauvegarde de sécurité, vous avez désactivé tous les outils du cache. Et maintenant, comment procéder ?

Tout d’abord, vous devez mettre à niveau les plugins et les thèmes graphiques. C’est seulement après cette étape que vous vous attaquerez au Core de WordPress.
Les mises à jour des plugins et des thèmes sont conçus pour être compatibles aussi bien avec le nouveau système d’exploitation qu’avec les version précédentes du CMS.

En somme, mettre à jour plugins et thèmes ne vous causera aucun problème. Si par contre, vous commencez directement par le Core, vous pourriez rencontrer d’éventuels problèmes d’incompatibilités avec les « anciens » plugins.

BONUS : quand vous mettez à jour un plugin, je vous conseille fortement de lire le changelog (le registre des modifications) pour vous assurer que la mise à jour n’a pas supprimé des fonctions utiles à votre site.

 

5. Vérifier son site après la mise à jour

Une fois que la mise-à-jour de WordPress et de tous ses composants est terminée, prenez quelques minutes pour vérifier que toutes les pages fonctionnent.

Allez faire un tour du côté du front-end, vérifiez que les différents formulaires et que la gestion du back-end sont ok. C’est un passage obligé pour s’assurer que le site est mis à niveau correctement et sans aucun souci de compatibilité.

Et s’il y a un problème ? Qu’est-ce qu’il faut faire ? Ne vous inquiétez pas. Souvenez-vous que, dans le pire des cas, vous avez fait une sauvegarde prête à l’emploi.

Mais plutôt que de s’alarmer inutilement et de réinstaller votre ancienne version, essayez d’abord de voir si votre souci est présent dans la liste ci-dessous. Si c’est le cas, c’est qu’il y a sûrement une solution.

La mise à jour one-click ne marche pas

Dans de rares cas, il peut arriver que la mise-à-jour « automatique » de WordPress ne marche pas via la fonction « one-click », c’est-à-dire à partir de la zone d’administration.

Dans ce cas, la seule solution possible est la mise à jour manuelle.

Mais pas de panique. C’est plus facile que ça en a l’air. Il vous suffit de télécharger la nouvelle version de WordPress (depuis le site officiel), copier les dossiers wp-admin/ et wp-include/ et écraser ceux du dossier principal de votre site. Pour plus d’informations, allez voir le guide officiel de WordPress.

Mais attention, évitez d’écraser le fichier wp-config.php et/ou le dossier wp-content/ du menu racine. En effet, ces deux éléments contiennent les données en lien avec la base de données et les différents contenus de votre site (images, plugins et thèmes graphiques).

Problème de maintenance

Quand WordPress fait une mise à jour (du Core et de tout le reste), votre site passera momentanément en mode maintenance. C’est normal, c’est pour éviter des accès externes susceptibles de bloquer et de compromettre cette étape délicate.

En somme, le CMS charge un fichier dans le menu racine (le dossier principal) de votre site. Ce fichier s’appelle « .maintenance ». Il arrive que ce dernier ne soit pas supprimé automatiquement après la mise-à-jour et, donc, qu’il bloque votre site (impliquant une page blanche ou un message de maintenance en cours).

Pour résoudre ce problème, il vous suffit de l’éliminer pour que votre site reprenne un fonctionnement normal.


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